Diane

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Denier Cornelia

Diane est très tôt devenue la déesse de la chasse dans la mythologie romaine, après son assimilation à la déesse Artémis du panthéon grec durant le lectisterne de 399 av. J.-C.

Après son assimilation à Artémis (Voir cet article), la déesse italique Diane hérite de l’histoire mythologique de son homologue grecque, romanisée avec des noms latins. Ainsi d’après la légende d’Artémis, elle est la fille de Latone (Léto) et de Jupiter, sœur jumelle d’Apollon dieu de la musique, du soleil. Née sur l’île d’Ortygie appelée plus tard Délos. Elle vint au monde quelques instants avant son frère. Témoin des douleurs maternelles, elle conçut une telle aversion pour le mariage, qu’elle demanda et obtint de son père la grâce de garder une virginité perpétuelle comme Minerve (Athéna) déesse de l’intelligence et protectrice d’Athènes. C’est pour cette raison que ces trois déesses reçurent de l’oracle d’Apollon le nom de Vierges blanches. Jupiter l’arma lui-même d’un arc et de flèches, et la fit reine de la chasse. Il lui donna pour cortège soixante nymphes, appelées Océane, et vingt autres nommées Asie, dont elle exigeait une inviolable chasteté.

Avec ce nombreux cortège, elle se livre à la chasse, son occupation. Toutes ses nymphes sont grandes et belles, mais la déesse les surpasse toutes en taille et en beauté. Elle avait un grand nombre de surnoms, selon les qualités qu’on lui attribuait, les contrées qu’elle semblait favoriser, les temples où on l’honorait. Elle portait aussi un croissant de lune sur la tête et était souvent représentée en compagnie d’une biche.

Quand Apollon (le Soleil) disparaît à l’horizon, Diane (la Lune) resplendit dans les Cieux et répand discrètement sa lumière dans les profondeurs mystérieuses de la Nuit. Ces deux divinités ont des fonctions non identiques, mais semblables : alternativement, elles éclairent le monde ; de là leur caractère de fraternité. Apollon est célébré de préférence par les jeunes garçons ; Diane, plutôt par les chœurs de jeunes filles.

De façon assez courante, le nom de Diane remplace celui d’Artémis dans les représentations de cette dernière. Ainsi les deux déesses, originellement différentes et issues de deux cultures distinctes, sont unies dans leur représentation : on produit donc communément des représentations d’Artémis sous le nom de Diane, de la même façon que le nom de Neptune est associé aux représentations de Poséidon. Les statues de Diane d’Éphèse sont assez connues : le corps de la déesse est ordinairement divisé par bandes, en sorte qu’elle paraît pour ainsi dire emmaillotée. Elle porte sur la tête une tour à plusieurs étages ; sur chaque bras, des lions ; sur la poitrine et l’estomac, un grand nombre de mamelles. Tout le bas du corps est parsemé de différents animaux, de bœufs ou taureaux, de cerfs, de sphinx, d’abeilles, d’insectes, etc. On y voit même des arbres et différentes plantes, tous symboles de la nature et de ses innombrables productions.

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« Diane de Versailles » — statue d’Artémis chassant, accompagnée d’une biche. Copie romaine d’époque impériale (Ier—IIe siècle de notre ère) d’un original grec en bronze attribué au sculpteur athénien Léocharès (IVe siècle av. J.-C.)

« Diane de Versailles Leochares » par
Copy of Leochares (?)
— Marie-Lan Nguyen (janvier 2005). Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons.

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Artemis-Statue im Museum von Ephesos.

« Artemis Ephesos » par Lutz Langer — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

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