Ch112 – Denier Marcia – Marcus Marcius

134 av JC.

Denier Marcia _ RRC 245/1Avers Anépigraphe

Tête de Rome à droite, coiffée d’un casque ailé; derrière la tête, un modius; sous le cou, marque de valeur (XVI).

Revers : M-(MAR)-C // ROMA (Manius Marcius // Roma)

Victoire dans un bige galopant à droite, tenant une couronne et les rênes; sous les chevaux, deux épis de blé.

Atelier Rome

Gens : Marcia

Références : RRC 245/1 – B.8 (Marcia)

Indice de rareté : 4 

Descriptif : Le modius du droit et les deux épis du revers rappellent que le père de notre monétaire, portant le même nom Manius Marcus, fut le premier à distribuer du blé pendant qu’il était édile du peuple. Il donna un modius par citoyen. Le modius était la plus grande mesure sèche du système romain. Il correspondrait à un décalitre actuel. Le modius servait à mesurer le blé battu a contrario du corbis qui était utilisé pour mesurer le blé encore sur l’épi.

M. Crawford a relevé une estimation de 120 coins de droit et de 150 coins de revers.


Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon

M. Marcius M. f. Monétaire vers 635 (119 av. J.-C.)

Pline mentionne un Manius Marcius, édile du peuple, qui se rendit populaire par la distribution de blé qu’il fit faire au prix minime d’un as par boisseau : M’.Marcius aedilis plebis primus frumentum populo in modios assibus datavit. C’est le père de notre monétaire qui s’appelle Manii filius, et sur les monnaies duquel on voit un boisseau et deux épis, symboles de la libéralité de son père. L’édile vivait par conséquent vers l’an 600(154 av. J.-C.), car son fils exerça sa charge de monétaire environ quarante ans plus tard, et fut probablement collègue de Cn. Domitius Ahenobarbus. Il n’est pas possible d’accepter l’opinion de Borghesi qui donne ces pièces à M. Marcius Ralla, tribun militaire tué dans la guerre contre les Boii en 561 (193 av. J.-C.); ce personnage était fils d’un Marcus Ralla et non d’un Manius . Ce qui a induit Borghesi en erreur, c’est que ces pièces ont été généralement lues à tort Marcus Marcius Marci filius; cette lecture, encore donnée par Cohen, est erronée. Sur tous les exemplaires du triens et du quadrans qui nous sont passés sous les yeux (il y en a quinze dans la collection d’Ailly), nous avons toujours lu Marcus Marcius Manii filius. Au surplus, la présence du boisseau et des épis, sur le denier, confirme cette lecture.


Lieux de découverte (439 exemplaires)

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Auteur : Chantecler

Auteur de ce blog, je suis avant tout passionné de ce très beau monnayage.

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