Cassia

Cassia

La gens Cassia était une famille romaine de grande antiquité. Les premiers membres de cette gens apparaissant dans l’histoire étaient peut-être patriciens, mais tous ceux qui apparurent plus tard étaient plébéiens. Le premier des Cassii à obtenir le consulat fut Spurius Cassius Viscellinus, en 502 av. Il a proposé la première loi agraire, pour laquelle il a été accusé d’aspirer à se faire roi, et mis à mort par la noblesse patricienne. Les Cassii faisaient partie des familles les plus en vue de la République tardive et occupaient fréquemment de hautes fonctions, qui duraient bien à l’époque impériale. Parmi leurs homonymes se trouvent la Via Cassia, la route d’Arretium et le village de Cassianum Hirpinum, à l’origine un domaine appartenant à une de cette famille dans le pays des Hirpini. (1)

Un indice possible de l’origine des Cassii est le cognomen Viscellinus ou Vecellinus, porté par la première de ces gens à apparaître dans l’histoire. Il semble provenir de la ville de Viscellium ou Vescellium, une colonie d’Hirpini, mentionnée par Titus Livius à propos de la deuxième guerre punique. La ville était l’une des trois prises par le préteur Marcus Valerius Laevinus après leur révolte en 215 avant J.C.. Ses habitants, les Viscellani, sont également mentionnés par Pline l’Ancien. Cela suggère la possibilité que les ancêtres des Cassii étaient de Hirpinum, ou avaient une autre connexion avec Viscellium. L’existence d’un domaine substantiel des Cassii à Hirpinum à une date ultérieure soutient encore une telle connexion.(2)(3).

Spurius Cassius Viscellinus, trois fois consul au début de la République, est traditionnellement considéré comme un patricien, en partie parce que tous les consuls avant 366 avant J.C. étaient censés être des patriciens. L’année précédente a vu le passage de la lex Licinia Sextia, permettant formellement aux plébéiens de se présenter au consulat. Cependant, les chercheurs soupçonnent depuis longtemps qu’un certain nombre de consuls portant des noms traditionnellement plébéiens pendant près d’un siècle et demi avant cette loi étaient en fait des plébéiens, et que l’intention initiale de la lex Licinia Sextia n’était pas d’ouvrir le consulat aux plébéiens, mais d’exiger l’élection d’un consul plébéien chaque année, bien que cela n’ait pas été réalisé de façon permanente pendant un certain nombre d’années après son passage. Viscellinus pourrait donc être un plébéien, qui s’est fait des ennemis des patriciens grâce à ses efforts de réforme agraire et à son projet de traité avec les alliés de Rome lors de son dernier consulat.(4).

Magistrats monétaires

1- Caius Cassius _ 126 B.C.

Ce magistrat fit émettre un denier (1031CA), un dodrans (1032CA) et un bes (1033CA).

La légende apposée à ces monnaies est « C. CASSI« 

2- Lucius Cassius Cæcianus _ 102 B.C.

Ce magistrat fit émettre un denier (1153CA).

La légende apposée à cette monnaie est « L. CASSI« 

3- C. Cassius Longinus Varus _ 84 B.C.

Ce magistrat fit émettre un as (1275CA).

La légende apposée à cette monnaie est « C. CASSI. L. SALIN« 

4- Lucius Cassius Longinus _ 63 B.C.

Ce magistrat fit émettre un denier (1373CA).

La légende apposée à cette monnaie est « LONGIN. III. V« 

5- Quintus Cassius Longinus _ 55 B.C.

Ce magistrat fit émettre trois deniers (1402CA), (1403CA) et (1404CA).

La légende apposée à ces monnaies est « Q. CASSIVS« 

6- Caius Cassius Longinus _ 43-42 B.C.

Ce magistrat fit émettre cinq aureus (1631CA), (1632CA), (1634CA), (1636CA), (1647CA) et cinq deniers (1633CA), (1635CA), (1637CA), (1648CA), (1649CA).

La légende apposée à ces monnaies est « C·CASSI·IMP« 

7- C. Cassius Celer _ 16 B.C.

Ce magistrat fit émettre sous l’autorité d’Auguste un sesterce (RIC I 374), un dupondius (RIC I 375) et un as (RIC I 376).

La légende apposée à ces monnaies est « C CASSIVS C F CELER« 

Sources

(1) Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology, vol. I, pp. 621, 622 (« Cassia Gens »).

(2) Tite Live, Ab Urbe Condita, xxiii. 37.

(3) Pline l’ancien, Histoire Naturelle, iii. 11. s. 16; Lib. Col. p. 235.

(4) Cornell, The Beginnings of Rome, pp. 252–256.