928AN – Denier Antestia – Lucius Antestius Gragulus

928AN – Denier Antestia – Lucius Antestius Gragulus

Avers : GRAG (Gragulus)

Tête casquée de Rome à droite; sous le menton, marque de valeur (XVI).

Revers : L. (ANTE)S // ROMA (Lucius Antestius // Rome) 

Jupiter dans un quadrige galopant à droite, tenant un sceptre long et les rênes de la main gauche et brandissant un foudre de la main droite.

 

Atelier

Datation 136 avant J.C.

Matière Argent

Gens : Antestia

Références : RRC 238/1 – B.9 (Antestia)

Descriptif : Taillé au départ au 1/72 L. (4,51 g), à partir de la fin de la seconde guerre Punique, le denier ne pèse plus que 3,5 scrupules (1/82 L. et 3,96 g). Cette taille va subsister jusqu’à la réforme d’Auguste. Entre 141 et 134 avant J.-C. apparaît une nouvelle marque sur le denier qui vaut désormais 16 as au lieu de 10. Au denier est associé pour ce monnayage une série importante de bronzes : triens et six variétés de quadrans. Le monétaire pourrait être le magistrat signalé en 129 avant J.-C. dans le “Senatus Consultum de agro Pergameno”, (décret du Sénat concernant les terres du Royaume de Pergame légué par Attale III en 133 avant J.-C.).

M. Crawford a relevé une estimation de 253 coins de droit et de 316 coins de revers.

Galerie d’images de ce denier classés par masse décroissante :

Un exemplaire hybride de ce denier :

4.15gr _ 18.7mm

Nous retrouvons le revers de ce denier sauf que la lettre E remplace la lettre L. Le droit serait copié du denier de Q. Antonius Balbus (1287AN), à la différence que S.C est inversé.

Référence : B.16 (Antestia)

Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon

L. Antestius Gragulus. Monétaire vers 630 (124 av. J.-C)

On peut conjecturer que L. Antestius Gragulus était le fils du monétaire précédent, ou de Sextus Antistius qui fut envoyé en en Gaule pour réprimer le mouvement soulevé par Hasdrubal, en 546 (208 av. J.-C.). On hésite dans l’interprétation du nom de GRAC ou GRAG qu’il reçoit sur les monnaies. Vaillant voulait y lire Gracchus; mais le quadrans avec GRAGV, né permet pas de s’arrêter à cette conjecture. Eckhel a proposé d’en faire Gragulus ou Graculus, « geai », en reconnaissant cet oiseau dans celui qui est posé, comme symbole, sur la proue des pièces de bronze. D’autre part, Borghesi l’interprétant de même par Gragulus, voudrait y voir une allusion au cri du corbeau, et suppose que c’est cet oiseau qui figure sur les pièces . L’opinion d’Eckhel est la plus naturelle et celle qui plaît davantage à Cavedoni; c’est de la même façon qu’un autre monétaire. C. Fabius Buteo, place sur ses espèces l’oiseau qui était l’emblème de son cognomen.

Lieux de découverte (1029 exemplaires)

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