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1796AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumvir Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République)

Trirème voguant à droite avec l’acrostolium.

Revers : LEG XXX (De la Trentième Légion)

Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”.

BNF 3.35gr

Atelier

Patras

Datation : 32 – 31 avant J.C.

Matière : Argent

Gens : Antonia

RéférenceRRC 544/?? – B. 145 (Antonia)

Historique : Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie.

Pour l’ensemble des deniers des légions, M. Crawford a relevé une estimation de 864 coins de droit et de 960 coins de revers représentant une production massive, comprise entre deux et quatre millions de deniers. Le coût d’une légion était d’un million de deniers par an.

Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : 

Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.
De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.
Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames.

La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.
La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical.

Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins.

Legio XXX Classica

La trentième Legion Classica (également Legio XXX) était une légion de l’armée romaine, qui a été fondée par Gaius Iulius Caesar peu après le début de la guerre civile en 49 avant J.C.

La Légion était stationnée dans la péninsule ibérique depuis sa création. Les légions espagnoles, à l’exception de la Legio V nouvellement établie, étaient censées être sous le propaetor (gouverneur) Quintus Cassius Longinus en 48 av. Déplacé en Maurétanie pour lutter contre le roi rebelle Numid Juba I. Lorsque la Legio II se mutina, les légions XXX, XXI et V vinrent au secours de leur gouverneur à Cordoue. Après la punition des instigateurs, la Legio XXX a été transférée à Gibraltar, mais les émeutes ont continué à se propager. Une bataille a éclaté sur le Guadalquivir. Cassius se retira avec ses légions à Ulia (près de Cordoue), où il dut finalement se rendre avec honneur.

La Légion a participé en 46 avant J.C. à la bataille de Thapsus et en 45 avant J.C. et peut-être participé à la bataille de Munda. Sous le commandement suprême du gouverneur de la province d’Hispanie arrière, Gaius Asinius Pollio, la légion prit environ 44/43 av. Dans les batailles contre Sextus Pompeius. Entre 42 et 31 avant JC, des vétérans de la Legio XXX Classica ont été installés dans la région autour de Bénévent et dans le sud de l’Italie ainsi que dans la Colonia Iulia Troas (près d’Alexandria Troas, dans l’ouest de la Turquie).

Après la bataille d’Actium (31 avant JC) et la fin de la guerre civile, la Legio XXX Classica, comme de nombreuses autres légions, a été dissoute.

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Christopher Merat

Je suis le rédacteur de ce blog, numismate et avant tout passionné d'Histoire et de mythologie.