1774AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1774AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République)

Trirème voguant à droite avec l’acrostolium.

Revers : LEG X (de la dixième Légion)

Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”.

BNF 3.64gr

Atelier

Patras

Datation : 32 – 31 avant J.C.

Matière : Argent

Gens : Antonia

Références : RRC 544/24 – B.117 (Antonia) – CRR.1228

Descriptif : Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. 

Pour l’ensemble des deniers des légions, M. Crawford a relevé une estimation de 864 coins de droit et de 960 coins de revers représentant une production massive, comprise entre deux et quatre millions de deniers. Le coût d’une légion était d’un million de deniers par an.

Galerie : Deniers classés par ordre décroissant de masse.

Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : 

Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.
De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.
Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames.

La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.
La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical.

Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins.

LEGIO X

Cette légion est née en 59 av. J.C. ou plus tôt, et, comme VI «Ferrata», elle a été reconstitué après la mort du Dictateur par Marcus Aemilius Lepidus. C’était en 42 av.J.-C., et l’année suivante, il fut acquis par Antoine pour ses campagnes contre les Parthes. Suite à la réforme des armées après la victoire d’Octave à Actium, la legio X d’Antoine a été fusionnée avec la dixième légion d’Octave pour former la nouvelle legio X «Gemina».

Lieux de découverte (66 exemplaires)

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Christopher Merat

Je suis le rédacteur de ce blog, numismate et avant tout passionné d'Histoire et de mythologie.