1766AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

1766AN – Denier Marc Antoine – Marcus Antonius

Avers : ANT. AVG. III VIR. R. P. C (Antonius Augurus Triumviri Rei Publicæ Constituandæ, Antoine augure triumvir pour la restauration de la République)

Trirème voguant à droite avec l’acrostolium.

Revers : LEG IIII (de la quatrième Légion)

Aigle légionnaire, “aquila” tournée à droite entre deux étendards, “signa”.

BNF 3.01gr

Atelier

Patras

Datation : 32 – 31 avant J.C.

Matière : Argent

Gens : Antonia

Références : RRC 544/16 – B.107 (Antonia)

Descriptif : Marc Antoine, après avoir rompu avec Octave, joignit ses forces à celles de Cléopâtre et rencontra celles d’Octave à Actium (31 avant J.-C.). La flotte d’Octave, commandée par Agrippa, gagna la bataille navale tandis que la flotte égyptienne s’enfuyait, bientôt suivie par Antoine qui se retira en Égypte avant de se suicider l’année suivante avant l’arrivée d’Octave à Alexandrie. 

Pour l’ensemble des deniers des légions, M. Crawford a relevé une estimation de 864 coins de droit et de 960 coins de revers représentant une production massive, comprise entre deux et quatre millions de deniers. Le coût d’une légion était d’un million de deniers par an.

Galerie : Deniers classés par ordre décroissant de masse.

Le navire de guerre de l’avers (source : marine-antique.net) : 

Il est quasiment identique sur toute la série. Il est figuré complet vers la droite. Il s’agit peut-être du navire amiral d’Antoine, un 5.
De la coque sortent X rames figurées par un simple trait. A leur sommet un petit disque forme une série en surépaisseur de la préceinte haute. Celle-ci se prolonge vers la proue jusqu’à un proembolon et vers la poupe jusqu’à l’aplustre. On ne peut affirmer que chaque disque représente un sabord de nage car l’emplacement de certains à la proue et à la poupe seraient étranges.
Les rames masquent la préceinte basse qui sert de support à l’éperon. Elle se situe peu au dessus de la quille. L’éperon de ce navire est un éperon trident à 3 lames.

La proue verticale est une arme de combat doté de l’éperon trident et du proembolon. Elle est surmontée d’un faux-stolos à volute qui sert de protection au pont et à l’abri de proue qui est surmonté d’un étendard.
La poupe s’élance vers l’arrière par une courbure légère. Elle se termine par un aplustre à 5 branches fixées sous un disque. Un abri sur le pont à la poupe fait la symétrie avec celui de la proue. Le gouvernail dispose de 4 globules sur son axe vertical.

Sur le pont, entre les deux abris, on distingue X globules qui représentent la tête de passagers ou des marins.

LEGIO IIII

La quatrième légion, surnommée scythique fut formée par Marc Antoine pour sa campagne contre les Parthes d’où son autre surnom, le cognomen Parthica. La IVe légion Scythe était toujours active en Syrie romaine au début du ve siècle. Le symbole de la légion était un capricorne. Les premiers faits d’armes de la légion Scythica sont mal connus quoiqu’il soit vraisemblable qu’elle ait pris part à la campagne de Marc Antoine contre les Parthes. Après la bataille d’Actium et le suicide d’Antoine, Octave déplace la légion vers le Danube en Mésie. Son surnom, apparu sous le règne d’Auguste, suggère qu’elle a également combattu les Scythes. La légion était probablement cantonnée à Viminacium et collaborait avec la Ve légion Macedonica. Outre les affaires militaires, la légion y accomplissait des tâches de génie civil tel que l’entretien des voies romaines. L’empereur Vespasien y a servi dans sa jeunesse.

Lieux de découverte (13 exemplaires)

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Christopher Merat

Je suis le rédacteur de ce blog, numismate et avant tout passionné d'Histoire et de mythologie.