1657JU – Aureus Brutus _ L. Plaetorius Cestianus

1657JU – Aureus Brutus _ L. Plaetorius Cestianus

Avers : L·PLAET.CEST (Lucius Plaetorius Cestianus)

Buste drapé et voilé de Cérès à droite surmonté d’une couronne.

Revers : BRVT·IMP (Brutus Imperator)

Hache et coupe.

BNF 7.70gr

Atelier

Nord de la Grèce ou Asie mineure

Datation : 43 – 42 avant J.C.

Matière : Or

Gens : Plaetoria et Junia

Références : RRC 508/1 – B.51 (Junia)

Descriptif : Ce splendide aureus de Brutus a été frappé en Asie mineure occidentale ou dans le nord de la Grèce peu de temps avant la bataille décisive de Philippes en octobre 42 avant JC, qui a mis fin à la cause républicaine dirigée par Brutus et Cassius lorsque leurs forces ont été vaincues par les armées combinées des triumvirs Octave et Marc Antoine. Les deux impérateurs se sont suicidés sur le terrain – Cassius début octobre quand il pensait à tort que Brutus avait été vaincu, et Brutus après un deuxième engagement plus tard dans le mois quand il est devenu évident que la cause républicaine était perdue – qui a quitté fermement le monde romain. entre les mains du deuxième triumvirat. Cette pièce a été frappée sous l’autorité du questeur (ou peut-être du proquesteur) L. Plaetorius Cestianus, qui était également responsable de l’émission finale de Brutus, le célèbre denier Eid Mar représentant le portrait de l’impérateur à l’avers et le cap de la liberté entre deux poignards avec la légende commémorant la date de l’assassinat de César au revers. L’avers représente ici une femme voilée et couronnée avec un polos, ou une couronne cylindrique, au sommet de sa tête. Bien que traditionnellement on pense que le portrait représente la déesse romaine Ceres, Crawford en RRC a remis en question cette identification et a suggéré que la figure pourrait être Diana à la place. La suggestion de Crawford semble toutefois improbable, et nous conservons en effet ici l’attribution traditionnelle. Cérès était souvent utilisée dans la monnaie romaine pour faire appel aux intérêts plébéiens, d’autant plus qu’elle était la protectrice divine de l’approvisionnement en céréales romaines (frumentarium). Ici, elle a peut-être aussi un rôle régénérateur dans la cause du libérateur de restaurer la République des déprédations de la dictature de César. Le revers rappelle l’appartenance de Brutus au plus ancien sacerdoce de Rome, les pontifices, l’office n’a gagné qu’avec le soutien direct de César. La hache et le culullus (un récipient en forme de corne utilisé dans les rites religieux romains) ont été utilisés par les prêtres lors du sacrifice d’un bœuf blanc, et dans l’art sont des emblèmes de la prêtrise, la notion ici de relier les devoirs sacerdotaux de Brutus avec son cause suggérant ainsi la justice divine.

Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon

L. Plaetorius Cestianus. Monétaire entre 710 et 712 (44-42 av. J.-C.)

Ce personnage qui fut lieutenant de Q. Caepio Brutus durant la guerre civile qui suivit la mort de César, est inconnu dans l’histoire ses médailles dont les types se rapportent à Brutus, ont été frappées en Orient, avant la bataille de Philippes. Le buste de femme sur le n. II, paraît être celui de la Fortune que Brutus avait particulièrement besoin d’invoquer, tout autant, au moins, que la Liberté. Les ides de Mars inscrites sur le n. 13 avec le bonnet de la Liberté et deux poignards rappellent cyniquement le meurtre de Jules César.

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Christopher Merat

Je suis le rédacteur de ce blog, numismate et avant tout passionné d'Histoire et de mythologie.