1544ME – Quinaire Mettia – Marcus Mettius

1544ME – Quinaire Mettia – Marcus Mettius

Avers : Anépigraphe

Tête de Junon Sospita à droite portant une peau de chèvre. Serpent derrière le buste.

Revers : M METTI (Marcus Mettius)

Victoria (la Victoire) pilotant une bige à droite.

Datation : 44 avant J.C.

Matière Argent

Atelier : Rome

Gens : Mettia

Références : RRC 480/23 – B.1 (Mettia)

Indice de rareté : 10+ 

Descriptif :

1.50gr _ 13.5mm


Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon

Le nom de Mettius est déjà illustre chez les Sabins et les Latins. Citons, par exemple, Mettius Fuffetius, dictateur d’Albe la Longue, au temps du roi Tullus Hostilius, avec lequel fut réglé le combat des Horaces et des Curiaces et qui prit parti pour Fidènes et Veies contre Rome. Mettius Geminus commandait la cavalerie de Tusculum dans la guerre entre Rome et les cités latines confédérées en 414 (340 av. J.-C.). P. Mettius, partisan de Saturninus et de Glaucia, tua C. Memmius, un des candidats au consulat en 654 (100 av. J.-C.). Enfin, M. Mettius, lieutenant de Jules César, est celui qui fit frapper les monnaies qui suivent, en 710 (44 av. J.-C.). Envoyé par César, pendant la guerre des Gaules, comme ambassadeur, auprès d’Arioviste, le chef de la confédération germanique, il fut retenu prisonnier par le barbare; mais César, après sa victoire, le fit mettre en liberté . La tête de Junon Sospita, qui paraît sur le quinaire de M. Mettius, comme sur les monnaies de L. Papius Celsus, de L. Procilius, de L. Roscius Fabatus, de L. Thorius Balbus, rappelle que les Mettii se disaient originaires de Lanuvium, où cette déesse avait un sanctuaire célèbre. Le revers du denier n. 3 et du sesterce est, de même, à rapprocher du revers des deniers de L. Roscius Fabatus et de L. Procilius, où l’on voit la déesse de Lanuvium avec un serpent. Sur le quinaire de L. Papius Celsus, on a, ainsi que sur celui de M. Mettius, une jeune fille qui donne à manger au serpent consacré à la déesse. Chaque année on soumettait une jeune fille à cette épreuve ; vierge, elle était épargnée par le monstre, sinon, elle ne manquait pas d’être dévorée.

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Chantecler

Je suis le rédacteur de ce blog, numismate et avant tout passionné d'Histoire et de mythologie.