1317PA – Denier Serratus Papia – Lucius Papius

1317PA – Denier Serratus Papia – Lucius Papius

Avers : Anépigraphe

Tête de Junon Sospita à droite, coiffée de la peau de chèvre; derrière, marque de contrôle.

Revers : L.PAPI (Lucius Papius)

Griffon bondissant à droite; en dessous, marque de contrôle.

 

Atelier

Datation 79 avant J.C.

Matière Argent

Gens : Papia

Références : RRC 384/1 – B.1 (Papia)

Descriptif : À chaque symbole de droit est associé un symbole au revers. Il semble étonnant que la représentation au droit de Junon Sospita n’ait pas été librement interprétée par le génie gaulois. Le revers a inspiré le bronze Pixtilos au griffon (LT. 7078). Le droit se retrouve sur des imitations de deniers de la République (LT. 10103 = BN 10103-10104 et KO. 1015)
La gens Papia devait être originaire de Lanuvium où était célébré le culte particulier de Junon Sospita. Il y a un total 235 combinaisons de symboles entre les droits et les revers.

Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon

L. Papius. Monétaire vers 675 (79 av. J.-C.)

Ce magistrat est inconnu historiquement ; c’est conjecturalement qu’on le regarde comme le père de L. Papius Celsus, le monétaire qui va suivre. Le denier décrit ici est très commun et il offre des variétés de symboles extrêmement nombreuses ; il est dentelé et souvent fourré. Ces circonstances sont celles qui caractérisent, comme nous le savons déjà, une abondante émission de numéraire, dans un moment de pressant besoin. Au droit, figure la tête de Junon Sospita, particulièrement adorée à Lanuvium, berceau de la famille du monétaire. On connaît la description que Cicéron nous a laissée des attributs de la grande déesse de Lanuvium ; sa statue est conservée au musée du Vatican. Elle avait la tête couverte d’une peau de chèvre, tenait une haste et un bouclier, et portait des chaussures recourbées (calceoli repandi). Des monnaies de différents monétaires de la république, comme L. Procilius et M. Mettius, la représentent combattant dans un bige. Un serpent qui lui était consacré, habitait une grotte à côté de son temple; tous les ans, une jeune fille était chargée de pénétrer dans la caverne pour porter au monstre sa nourriture. Si elle était vierge, elle sortait saine et sauve; dans le cas contraire elle était dévorée. La Junon guerrière de Lanuvium, dont le culte avait pénétré à Rome de bonne heure, est appelée Junon Sospita, celle qui sauve, qui donne le salut à la vertu, ou Caprolina, à cause de sa peau de chèvre. Son caractère guerrier la fit assimiler à la Junon Marlialis, mère de Mars. Des monuments grecs qui représentent la Junon guerrière, montrent des griffons qui sortent de sa stephanè, pour indiquer son caractère guerrier, le griffon ayant effectivement cette signification. C’est pour cela qu’on voit cet animal au revers du denier de L. Papius, comme attribut de Junon Sospita dont la tête figure au droit des mêmes pièces .

Lieux de découverte (501 exemplaires)