36 av. JC

Aureus Marc Antoine _ RRC 541/2

Avers : ANTON·AVG·IMP·III·COS·DES·III·III·V·R·P·C (Antonius, augur, imperator tertio, designatus consul tertio, triumvir reipublicoe constituendae)

Tête nue de Marc Antoine à droite.

Revers : M·ANTONIVS·M·F·F (Marcus Antonius Marci filius, filius)

Tête nue de Marc Antoine Junior à droite.

Atelier : Incertain

Gens : Antonia

Références : RRC 541/2 – B.91 (Antonia)

Indice de rareté : 2500 Francs Babelon

Descriptif : 

monnaie_aureus__btv1b104534896monnaie_aureus__btv1b104534896-1

8.00gr _ 20.3mm


Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon

Marc Antoine eut, de son premier mariage avec Fulvie, deux fils : l’un, M: Antonius M. f. M. n. était appelé par les Grecs Antyllus, corruption du mot latin Antonillus, ou « petit Antoine ». Il portait les mêmes noms que son père. Le second s’appelait Julus Antonius M. f. M. n.; il joua un certain rôle politique sous le règne d Auguste. C’est le premier des fils de Marc Antoine qui est représenté sur les deux médailles décrites plus haut. On a longtemps discuté la question de savoir ce que signifiaient les lettres M. F. F. qui figurent sur la première médaille, à la suite de son nom, et l’on a parfois voulu lire M. E. E. au lieu de M. F. F. ce qui n’offrirait aucun sens.La lecture Marci filius, filius, se présente pourtant tout naturellement à l’esprit, car on voulait par là distinguer le fils du père, puisque tous deux portaient le même nom et étaient fils d’un Marais. D’ailleurs, les mentions de ce genre se rencontrent parfois aussi en épigraphie, et nous pouvons en citer un certain nombre d’exemples . La lecture que nous avons adoptée ne saurait donc faire l’objet d’un doute.
La deuxième médaille est datée du second consulat de Marc Antoine, qui est de l’an 720 (34 av. J.-C.); la même pièce fait mention de la troisème salutation impératoriale. Suivant le récit de Dion Cassius , Marc Antoine, fils d’Antyllus, reçut de son père la toga virilis après la bataille d’Actium, afin d’être à même de relever son parti. Mais ce fut en vain; le jeune Antyllus offrit la paix à Octave qui rejeta ses avances et le fit mettre à mort en 724 (30 av. J.-C.).