96 av. JC

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Avers Anepigraphe

Tête laurée d’Apollon à droite.

Revers : C. MALL // ROMA (Caius Malleolus // Rome)

Rome assise à gauche sur des boucliers, tenant une haste de la main droite et le parazonium de la gauche; couronnée par la Victoire debout derrière elle.

Atelier : Rome

Gens Caecilia et Postumia

Références : RRC 335/2 – B.4 (Poblicia)

Indice de rareté : 8

Descriptif : La tête au droit a peut-être servi de modèle pour le denier de L. Calpurnius Piso. Une tête similaire se trouve sur le denier d’Aulus Postumius Albinus. Le modèle de référence pourrait avoir été emprunté à Lucius Pomponius Molo, dont le denier est daté de 97 avant J.-C. Nous avons exactement le même type anépigraphe au droit pour Caius Poblicius Malleolus seul. Sur ce denier, nous avons affaire à trois personnages différents, Lucius Metellus qui fut préteur en 71 avant J.-C., Aulus Postumius Albinus, marianiste qui fut tué à la bataille de la Porte Colline en 82 avant J.-C., enfin Caius Publicius Malleolus qui sera questeur en 80 avant J.-C.

M. Crawford a relevé une estimation de dix coins de droit et de douze coins de revers.


Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon

Lucius Cæcilius Metellus. Ce magistrat monétaire était frère de Q. Metellus Creticus, mais on ignore de qui ces deux personnages descendaient. L. Metellus qui naquit probablement vers l’an 635 (119 av. J.-C.), fut préteur en 683 (71 av. J.-C.); propréteur l’année suivante, il succéda à Verrès dans le gouvernement de la Sicile. Cicéron vante beaucoup son administration réparatrice : il purgea la Sicile des pirates qui en dévastaient les côtes, et donna satisfaction aux plaintes légitimes et aux revendications formulées contre Verrès. L. Metellus devint consul avec Q. Marcius Rex en 686 (68 av. J.-C.), mais il mourut presque aussitôt après-son entrée en charge. –

Sur le denier qu’il fit frapper vers 665, son nom est associé à ceux de A. Postumius Albinus et de C. Poblicius Malleolus. Ces pièces ont été copiées, dans les années qui suivirent, par les insurgés italiotes de la guerre Sociale. C’est la déesse Rome assise sur des boucliers, qu’on voit au revers, comme l’indique le mot ROMA qui paraît être une légende explicative du type. Cavedoni a remarqué que ce type est une imitation des monnaies d’Étolie qui ont, au revers, Atalante assise sur des boucliers et appuyée sur une haste; à ses pieds est un carnyx gaulois qui rappelle la défaite des Gaulois sous Antigone Gonatas, roi de Macédoine (276-243 av. J.-C.), après que ces barbares eurent pillé le temple de Delphes. Les monnaies étoliennes dont nous parlons sont à peu près contemporaines de ces événements ; leur imitation romaine n’est pas absolument identique au prototype : le carnyx gaulois a disparu, et en outre, la Victoire qui couronne la déesse assise ne paraît pas sur les pièces étoliennes.


Lieux de découverte (16 exemplaires)

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