109 – 108 av. JC

Denier Aquillia _ RRC 303/1

Avers Anépigraphe

Tête radiée de Sol à droite; X sous le menton.

Revers : (MN). AQVIL // ROMA (Manius Aquillius // Roma)

Luna (la Lune) dans un bige galopant à droite; croissant de lune et trois étoiles au-dessus; étoile sous le bige.

Atelier : Rome

Gens : Aquillia

Références : RRC 303/1 – B.1 (Aquillia)

Indice de rareté : 3 Francs Babelon

Descriptif : Au revers, les étoiles et le croissant de lune pourraient être un jeu de mot avec le nom du monétaire et la constellation de l’Aigle. Manius Aquillius sera ensuite consul en 101 avant J.-C. Les deniers des trois monétaires du collège de 109-108 avant J.-C. sont liés au niveau symbolique.


Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon

Man. Aquillius. Monétaire vers 660 (94 av. J.-C.)

On connaît un M’ Aquillius M’ filius M’ nepos qui fut consul en en 653 (101 av. J.-C.); mais, on ne saurait lui attribuer le denier qui suit. Mommsen croit cette pièce trop peu ancienne pour avoir été frappée par le consul de l’an 653. Il suppose que le monétaire est un fils de ce personnage, dont l’histoire n’aurait pas conservé le souvenir. M’ Aquillius consul en 653, fit la guerre aux esclaves révoltés pour la seconde fois en Sicile; il les écrasa, et tua de sa main, quoique blessé, leur chef Athenion . Accusé ensuite de concussion par L. Fufius, il fut défendu par l’orateur Marc Antoine et acquitté . En 666 (88 av. J.-C.), chargé de diriger la guerre en Asie contre Mithridate, il fut vaincu à Prototachium et fait prisonnier .
Le denier que son fils a fait frapper pendant qu’il fut officier monétaire, collègue de L. Memmius et peut-être aussi de L. Flaminius Cilo, paraît, d’après Cavedoni, faire allusion aux victoires de son ancêtre Man. Aquillius consul en l’an 625 (129 av. J.-C.), qui obtint les honneurs du triomphe à Rome en l’an 627 (127 av. J.-C.), pour ses succès contre Aristonicus, fils d’Eumène roi de Pergame Le soleil, la lune et les étoiles seraient, selon la remarque du savant modénais, des emblèmes rappelant l’Orient où les divinités sidérales étaient particulièrement honorées. Cette conjecture est bien hasardée; la réunion du soleil, de la lune et des étoiles, fait peut-être allusion au culte des divinités diurnes et nocturnes, très répandu à Rome depuis l’origine. Le soleil avait un temple sur le frontispice duquel, dès l’an 461 (293 av. J.-C.), le consul L. Papirius Cursor fit tracer le premier cadran solaire; il était aussi, comme la lune, une des principales divinités du Cirque; et parmi les étoiles, la Grande Ourse, les Pléiades, Orion étaient l’objet de la superstition populaire . Il n’y aurait donc rien d’impossible à ce qu’un membre de la gens Aquillia eût été mêlé, pour une cause restée inconnue, à l’histoire de ces cultes à Rome.


Lieu de découverte (13 exemplaires)

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