137 av JC.

Denier Baebia _ RRC 236/1

Avers TAMPIL (Tampilus)

Tête casquée de Rome à gauche; sous le cou marque de valeur X.

Revers ROMA // M. BAEBI. Q. F (Marcus Bæbius Quinti filius // Roma, Marc Baebius, fils de Quintus// Rome)

Apollon debout dans un quadrige galopant à droite, tenant un arc, une flèche et les rênes de la main droite et une branche de la main gauche.

Atelier Rome

Gens Baebia

RéférencesRRC 236/1 – B.12 (Baebia)

Indice de rareté : 2 Francs Babelon

Descriptif : Ce type est complètement nouveau dans le monnayage républicain. Rome est tournée à gauche et Apollon fait son apparition au revers. Le nom du monétaire passe à l’exergue où il remplace ROMA qui est ici placé sous le quadrige. La présence d’Apollon au revers est peut-être liée à l’introduction des « ludi Apollinares » en 212 avant J.-C. où Quintus Bæbius Tampilus, un ancêtre de notre monnayeur, avait joué un rôle dans l’organisation de ces jeux.

M. Crawford a relevé une estimation de 267 coins de droit et de 334 coins de revers pour six variétés de denier.


Variété du denier Baebia « barbare » dans la légende du revers « M. BAEBI. M. F  » (3.29gr _ 20.2mm):

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Extrait de Description historique et chronologique des monnaies de la République romaine d’Ernest Babelon

M. Boebius Q. f. Tampilus. Monétaire vers 610 (144 av. J.-C.)

On connaît un M. Baebius Tampilus, second fils de Q. Baebius Tampilus, et frère du magistrat dont nous venons de décrire les médailles. Préteur en 562 (192 av. J.-C.), il prit une part active à la guerre contre Antiochus le Grand, roi de Syrie, et il devint consul en 573 (181 av. J.-C.) avec P. Cornelius Cethegus . On a généralement attribué à ce personnage le denier qui suit, et qui porte Marcus Baebius, Quinli filius, Tampilus. Mais la belle conservation de ce denier trouvé dans certains dépôts a permis de reconnaître qu’il ne remonte pas au delà du vue siècle , et le style de la pièce confirme cette date. Malheureusement, l’histoire ne mentionne, au vue siècle, aucun personnage du nom de M. Baebius,fils d’un Quinlus; il paraît avoir eu pour collègues C. Curiatius Trigeminus et Q. Fabius Labeo. Le type d’Apollon dans un quadrige et armé d’un arc et d’une flèche est difficile à expliquer. Cohen pense qu’il se rapporte à la peste qui désola Rome en 573 et 574 (181 et 180 av. J.-C.) . Nous savons qu’on éleva à Apollon un temple à Rome dès le temps des Décemvirs, et que plus tard, vers 329 environ (425 av. J.-C.), on le rebâtit à l’occasion d’une peste, sur l’injonction des livres Sibyllins; dans la suite des temps, chaque fois que la peste sévissait dans Rome, on invoquait particulièrement Apollon Sauveur, Mais on ne voit point, dans l’histoire, qu’un Baebius, ancêtre du monétaire, ait été mêlé à un événement de ce genre. Cavedoni reconnaît dans l’Apollon représenté sur les monnaies de Baebius, l’Apollon Arnasius, particulièrement honoré dans la ville d’Arna, en Ombrie. Cet Apollon étrusque, dont les attributs sont identiques à ceux de notre denier se trouve avec la légende ARNASI sur des pièces des empereurs Trebonien Galle et Volusien dont la famille était originaire d’Arna. Ce rapprochement est ingénieux; mais faut-il en conclure avec Cavedoni, que la gens Baebia était originaire  d’Arna? Rien ne confirme cette conjecture. On pourrait plutôt, ce semble, admettre que ce type d’Apollon se rapporte à l’histoire de l’un des ancêtres du monétaire, peut-être Q. Baebius Tampilus qui occupait à Rome quelque charge importante, quand on institua en 542 (212 av. J.-C.). les ludi Apollinarcs. On sait que ces jeux, qu’on célébra pour la première fois pendant la seconde guerre Punique, avaient pour but d’attirer sur Rome la protection d’Apollon. La légende rapporte qu’un jour le peuple était rassemblé pour leur célébration, et écoutait le chant d’un vieux mime, lorsqu’un grand cri s’éleva tout à coup dans l’assistance : « L’ennemi est aux portes de la ville. » On se précipite en masse au dehors; mais soudain, une grêle de traits tombe du ciel sur les assiégeants qui s’enfuient, et le peuple romain retourne sans inquiétude aux fêtes du dieu sauveur. Le vieux mime n’avait pas interrompu son chant, de sorte que les jeux n’eurent qu’à continuer. Plus tard, en souvenir de la légende, un dicton populaire se forma, et, l’on disait : Salra res est dum cantal scnex . C’est peut-être ce fait qui s’est passé sous la préture probable de Q. Baebius Tampilus qui présidait les jeux, que rappelle le revers des médailles de son descendant : Apollon est représenté en effet lançant ses flèches sur les ennemis.


Lieu de découverte (126 exemplaires)

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